Petits soucis de livraison

Publié le par Étienne

Ceux d'entre vous qui sont venus une ou plusieurs fois dans notre petit appartement parisien ou alpicois se souviendront probablement des meubles style jardin qui ornaient notre séjour. Lors des récents travaux de rénovation, nous nous sommes dits qu'il était peut-être temps d'avoir une table un peu plus solide et, pourquoi pas, d'y assortir un mobilier.

Justement, en octobre, la camif, qui nous envoie régulièrement son catalogue ainsi que des rabais « exclusifs », « exceptionnels » et patati et patata, organisait une expo-vente « exclusive », « exceptionnelle », etc. au nord de Paris. Nous y sommes allés et avons arrêté notre choix sur un ensemble de très jolis meubles de facture contemporaine. Livraison prévue : début décembre. Parfait.

C'était sans compter sur le savoir-faire de la camif pour s'empêtrer et nous embêter. Déjà il y a quatre ou cinq ans (lorsque nous avions acheté nos meubles actuels), il nous avait fallu près de six mois avant de tout recevoir. Début novembre, je reçois un appel pour confirmer ma présence lors de la livraison des chaises. Les chaises ? Un coup de fil à la camif :
- Oui on a bien reçu vos chaises et le transporteur souhaite vous les livrer.
- D'accord, lui répondis-je, mais la table ?
- Elle sera disponible début décembre.
- Vous ne pouvez pas me livrer les chaises en même temps que la table, ose-je à peine demander ?
- Non, ce n'est pas le même transporteur.
- Ah bon ? Pourtant je les ai achetées en même temps que la table, au même kiosque lors de l'exposition...
- Oui, je comprends mais ce ne sont pas les même fournisseurs...
- Je veux bien mais j'aimerais quand même avoir les chaises en même temps que la table !

Le préposé au téléphone, accommodant, trouve un arrangement : le transporteur livrera les chaises à l'autre transporteur, qui me les livrera lorsqu'il aura reçu la table. En raccrochant, je me dis « Ça ne peut pas merder » !

Début décembre, en rentrant du boulot un soir, une lettre de la camif nous attend :

Par un précédent courrier, concernant votre commande du 16/10/05, je vous annonçais un retard dans la livraison [de votre commande].

Je dois de nouveau faire appel à votre patience car l'expédition qui nous était promise est retardée. La réorganisation chez notre fournisseur a engendré un retard supplémentaire dans les expéditions.

Je suis très sincèrement désolé et vous assure une livraison aux environs du 30/01/2006.

Là je dois vous dire que nous n'étions pas content. On se disait qu'ils allaient nous refaire le coup comme en 2001 où à chaque mois ils repoussaient la livraison d'un autre mois. Exactement comme les perturbations à la SNCF : à chaque cinq minutes, l'heure prévue d'arrivée du train est repoussée de cinq minutes jusqu'à ce que finalement le train soit supprimé...

Pourtant l'énervement fut de courte durée puisque sur le répondeur de notre téléphone nous attendait... un message du transporteur qui voulait venir nous livrer notre commande !!!

Jeudi dernier, le surlendemain du « vernissage » de nos parquets, j'attendais patiemment le livreur tout en remontant notre lit, dans lequel nous n'avions pas dormi depuis plusieurs mois déjà. Vers 12h30, les voilà qui sonnent à la porte. Ils semblent ravis d'effectuer une livraison au rez-de-chaussée et ne pas avoir de portes étroites ou de couloirs tortueux à parcourir. Lorsqu'ils me demandent où poser l'amoire vitrine, je le leur indique un des murs du séjour puis le mur en face pour le buffet et près de la porte-terrase pour la table.
- Ah non, nous n'avons qu'une vitrine pour vous.
- Comment ça, dis-je estomaqué, vous n'avez pas ue table et un buffet en plus ?
- Non, qu'une vitrine, affirment-t-ils en examinant le bon de livraison.

Coup de fil au transporteur, qui indique avoir effectivement d'autres meubles à notre nom. « Je ne comprends pas, je vais vous rappeler... » Évidemment, il faut rappeler nous-même. Semble-t-il qu'ils ont perdu les bons de livraison, c'est-à-dire qu'ils ont les meubles en entrepôt mais pas le bout de papier que je dois signer lors de la réception... « Les chaises ? Non, on a pas de chaises à votre nom. » Coup de fil à la camif, qui va rééditer les bons et qui « voit » dans son ordinateur que les chaises ont été retourné au fabricant...

Depuis, impossible de joindre le livreur. Je me demade bien si on aura nos meubles pour Noël ou s'il faudra attendre fin janvier...

Publié dans lestourtereaux

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article