Les webradios existent depuis un petit bout de temps déjà. Le principe est identique aux radios traditionnelles sauf que le contenu est diffusé par internet plutôt que par ondes FM. L'avantage (et l'inconvénient !) par rapport aux bandes hertziennes, c'est qu'il y a une immense variété, tant dans les stations disponibles que dans les titres joués. Un excellent exemple : Bide & Musique, la webradio de l'improbable et de l'inouï. Cependant, ces stations radiophoniques demeurent des stations où tous les auditeurs écoutent le même programme.
Avec Deezer, ce temps est révolu. Deezer, c'est de la musique gratuite, à la demande, illimitée mais sans téléchargement. En gros, parmi les 150 000 ou 250 000 titres disponibles, vous pouvez écouter ceux que vous voulez, quand vous voulez, dans l'ordre que vous voulez et ce en toute légalité. Vous pouvez uploader des titres que vous possédez afin d'alimenter la base de titres disponibles. Vous pouvez créer des playlists et les partager.
Voici par exemple le genre de musique que les tourtereaux écoutaient durant leurs travaux. Je sais, je sais, Tri Yann et Marilyn Manson ça ne va pas ensemble mais je vous rassure, on intercalait Mylène Farmer entre !
Exit le téléchargement illégal !
Bon, ça c'était les bonnes nouvelles. Les mauvaises :
Autres infos inutiles sur le sujet :
Avec Deezer, ce temps est révolu. Deezer, c'est de la musique gratuite, à la demande, illimitée mais sans téléchargement. En gros, parmi les 150 000 ou 250 000 titres disponibles, vous pouvez écouter ceux que vous voulez, quand vous voulez, dans l'ordre que vous voulez et ce en toute légalité. Vous pouvez uploader des titres que vous possédez afin d'alimenter la base de titres disponibles. Vous pouvez créer des playlists et les partager.
Voici par exemple le genre de musique que les tourtereaux écoutaient durant leurs travaux. Je sais, je sais, Tri Yann et Marilyn Manson ça ne va pas ensemble mais je vous rassure, on intercalait Mylène Farmer entre !
Exit le téléchargement illégal !
Bon, ça c'était les bonnes nouvelles. Les mauvaises :
- Gratuit, ça reste à voir. Pour l'instant, le site se contente de publicités discrètes, un peu comme Google. Sauront-elles le rester ou serons-nous gorgés comme sur une radio traditionnelle ? Les droits d'auteurs à la SACEM, il faudra bien que quelqu'un les paie.
- 150 000 titres c'est beaucoup et peu en même temps. Inutile de chercher des auteurs québécois, ils sont tous virtuellement absents (à l'exception bien sûr des stars commerciales). Évidemment, 150 000 c'est mille fois plus que ce que des radios comme Fun Radio font jouer sur les ondes...
- Bien que Deezer ait signé un accord avec la SACEM, l'organisme chargé de la collecte et la gestion des droits d'auteurs, cet accord n'est qu'expérimental et devra être renouvelé à la fin de 2007. De plus, les tractations avec les maisons de disques ne sont pas terminées; rien ne permet de ne pas penser qu'un beau matin tous les titres d'Universal Music ou de Sony Entertainement n'auront pas disparu du catalogue.
- Les utilisateurs peuvent partager leurs titres si le « moteur d'analyse » de Deezer les accepte. Aucune indication sur ce fameux moteur ou sur les titres qui peuvent être partagés légalement.
Autres infos inutiles sur le sujet :
- C'est le 22 août que Deezer a annoncé l'accord conclu avec la SACEM. Le site a été créé en France en 2006.
- Neuf a annoncé, quelques jours avant cet accord, un service de téléchargement légal et illimité parmi le catalogue d'Universal Music pour ses abonnés. Les titres sont protégés par des DRM signés Microsoft. L'abonné paie un montant mensuel (5€/mois) pour l'accès illimité.
- Universal a martelé que la plateforme Deezer était illégale puisqu'aucun accord d'utilisation de ses titres avait été conclu avec eux. De son côté, la SACEM, qui gère les droits d'auteur, laisse sous-entendre que c'est l'accord entre Universal et Neuf qui est illégal. Bonjour pour que l'internaute lambda s'y retrouve.
- Le site Deezer a été fermé pour 24h moins d'une semaine après son ouverture, histoire de rendre plus difficile le détournement du site pour télécharger directement les titres musicaux. Une extension au navigateur Firefox avait même déjà été publiée pour le faire !
- 150 000 titres, à disons 5 Mo chacun, ça fait 750 Go, soit la capacité d'un seul disque dur « grand public » vendu aujourd'hui.
par Étienne
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Silicium
Encore faut-il que le serveur ne soit pas surchargé :
30 secondes, 30 secondes, après 3 heures ça ne fonctionnait toujours pas ! Dans mon cas ça n'avait absolument aucune importance, j'ai seulement été passablement étonné de voir ce message (il s'agit d'une erreur 502, c'est-à-dire d'une surcharge momentanée du serveur), sachant que Google, d'après de récentes estimations, disposerait d'un réseau de plusieurs centaines de milliers de machines[1] !
Comme les gigantesques compagnies comme Microsoft et Google développent des solutions logicielles live, qui ont l'avantage de pouvoir être utilisées collaborativement et depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet, elles devront bien se pencher un jour sur le problème d'une coupure de leurs serveurs (suite à une attaque par déni de service par exemple). Quelle sera la responsabilité de ces entreprises ? Ah oui, j'oubliais, les logiciels sont presque toujours vendus avec aucune garantie de quelque nature que ce soit.
J'imagine que ces entreprises ont déjà élaborée une stratégie pour faire face à ce genre d'incidents. À moins que cette stratégie ne soit simplement d'empiler un nombre incalculable de machines dans des salles obscures un peu partout dans le monde...
| Error | |
Server Error
The server encountered a temporary error and could not complete your request.Please try again in 30 seconds.
30 secondes, 30 secondes, après 3 heures ça ne fonctionnait toujours pas ! Dans mon cas ça n'avait absolument aucune importance, j'ai seulement été passablement étonné de voir ce message (il s'agit d'une erreur 502, c'est-à-dire d'une surcharge momentanée du serveur), sachant que Google, d'après de récentes estimations, disposerait d'un réseau de plusieurs centaines de milliers de machines[1] !
Comme les gigantesques compagnies comme Microsoft et Google développent des solutions logicielles live, qui ont l'avantage de pouvoir être utilisées collaborativement et depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet, elles devront bien se pencher un jour sur le problème d'une coupure de leurs serveurs (suite à une attaque par déni de service par exemple). Quelle sera la responsabilité de ces entreprises ? Ah oui, j'oubliais, les logiciels sont presque toujours vendus avec aucune garantie de quelque nature que ce soit.
J'imagine que ces entreprises ont déjà élaborée une stratégie pour faire face à ce genre d'incidents. À moins que cette stratégie ne soit simplement d'empiler un nombre incalculable de machines dans des salles obscures un peu partout dans le monde...
par Étienne
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Silicium
Wikipédia, si vous ne connaissez pas encore, c'est la gigantesque et tentaculaire encyclopédie libre sortie du néant en quelques années grâces à des dizaines de milliers de rédacteurs bénévoles.
Jésus de Montréal est un chef-d'oeuvre du cinéma québécois, réalisé par Denys Arcand et sorti en 1989.
Le rapport entre les deux ? Aucun, si ce n'est que le film est référencé dans l'encyclopédie. Il se trouve que le synopsis du film me semblait mauvais. Je l'ai donc modifié. J'ai également ajouté une section listant les récompenses du film (le prix du jury à Cannes, ça se mentionne, non ?).
Eh oui, comme ça, tout seul comme un grand. Ce qui fait la force et la faiblesse de Wikipédia, c'est que tous peuvent, en deux temps trois mouvements, en modifier le contenu. Force car comme d'innombrables personnes passent sur le site, les erreurs ou imprécisions peuvent être corrigés rapidement et le savoir de chacun est partagé facilement et de manière structurée. Faiblesse car comme d'innonmbrables personnes passent sur le site, les erreurs ou imprécisions foisonnent car certains rédacteurs ne savent pas de quoi ils parlent, certains ne savent pas distinguer les faits de leurs croyances et finalement certains ne savent tout simplement pas écrire. Sans compter les vandales ou les rigolos qui viennent embêter tout le monde. Fort heureusement, il existe des garde-fous sur Wikipédia et au final le résultat est assez impressionnant.
Je tombe donc sur cet article sur Jésus de Montréal et je le trouve mauvais. J'aurais pu faire comme bien d'autres et clamer haut et fort que cette encyclopédie vivante ne vaut rien et qu'elle est truffée d'erreurs. J'ai préféré discrètement l'améliorer. Construire plutôt que démolir. J'apporte ma pierre à l'édifice.
En modifiant le synopsis, je me suis rendu compte que ce n'était pas si facile de prendre un ton neutre et de faire des belles phrases. C'est tellement plus amusant lorsqu'on exagère !
Le lendemain, en regardant un peu plus attentivement le fonctionnement de Wikipédia, je me suis rendu compte en consultant l'historique des modifications que ce n'était pas la première fois que le synopsis était « amélioré » par des wikipédiens. Et là question existentielle : « Et si mon texte était en fait moins bon que l'ancien ? » J'aurais participé, non plus à construire, mais à détruire, à saccager... Grave question. La seule solution est de laisser les lecteurs/rédacteurs qui passeront par là choisir... puisqu'ils peuvent remodifier l'article !
Pour terminer, que ceux qui n'ont pas vu le film et qui connaissent un peu les Évangiles (vous avez eu cours de cathéchèse à l'école ?) s'empressent de le voir, c'est un chef-d'oeuvre je vous dis !
Jésus de Montréal est un chef-d'oeuvre du cinéma québécois, réalisé par Denys Arcand et sorti en 1989.
Le rapport entre les deux ? Aucun, si ce n'est que le film est référencé dans l'encyclopédie. Il se trouve que le synopsis du film me semblait mauvais. Je l'ai donc modifié. J'ai également ajouté une section listant les récompenses du film (le prix du jury à Cannes, ça se mentionne, non ?).
Eh oui, comme ça, tout seul comme un grand. Ce qui fait la force et la faiblesse de Wikipédia, c'est que tous peuvent, en deux temps trois mouvements, en modifier le contenu. Force car comme d'innombrables personnes passent sur le site, les erreurs ou imprécisions peuvent être corrigés rapidement et le savoir de chacun est partagé facilement et de manière structurée. Faiblesse car comme d'innonmbrables personnes passent sur le site, les erreurs ou imprécisions foisonnent car certains rédacteurs ne savent pas de quoi ils parlent, certains ne savent pas distinguer les faits de leurs croyances et finalement certains ne savent tout simplement pas écrire. Sans compter les vandales ou les rigolos qui viennent embêter tout le monde. Fort heureusement, il existe des garde-fous sur Wikipédia et au final le résultat est assez impressionnant.
Je tombe donc sur cet article sur Jésus de Montréal et je le trouve mauvais. J'aurais pu faire comme bien d'autres et clamer haut et fort que cette encyclopédie vivante ne vaut rien et qu'elle est truffée d'erreurs. J'ai préféré discrètement l'améliorer. Construire plutôt que démolir. J'apporte ma pierre à l'édifice.
En modifiant le synopsis, je me suis rendu compte que ce n'était pas si facile de prendre un ton neutre et de faire des belles phrases. C'est tellement plus amusant lorsqu'on exagère !
Le lendemain, en regardant un peu plus attentivement le fonctionnement de Wikipédia, je me suis rendu compte en consultant l'historique des modifications que ce n'était pas la première fois que le synopsis était « amélioré » par des wikipédiens. Et là question existentielle : « Et si mon texte était en fait moins bon que l'ancien ? » J'aurais participé, non plus à construire, mais à détruire, à saccager... Grave question. La seule solution est de laisser les lecteurs/rédacteurs qui passeront par là choisir... puisqu'ils peuvent remodifier l'article !
Pour terminer, que ceux qui n'ont pas vu le film et qui connaissent un peu les Évangiles (vous avez eu cours de cathéchèse à l'école ?) s'empressent de le voir, c'est un chef-d'oeuvre je vous dis !
par Étienne
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Silicium
Alors que la France et l'industrie du cinéma migrent à petits pas vers la haute définition, les Japonais préparent déjà la suite, qu'ils ont baptisé « super hivision ».
Traditionnellement, la télévision affiche une image « standard definition », c'est à dire 720x576, à 25 images/s. Il s'agit donc d'images de 0,4 mégapixels.
Cette résolution est aujourd'hui ringarde, les avancées technologiques et informatiques des dernières années permettant un bien meilleur niveau de détail. La haute définition, au coeur du combat qui oppose le HD-DVD et le BluRay, est de taille 1920x1080, soit 2 mégapixels, une surface cinq fois supérieure à la résolution classique.
La super hivision développée au Japon multiplie cette surface par seize (!), pour atteindre 32 mégapixels, soit 7680x4320 pixels, ce qui représente 80 fois plus de pixels que la résolution classique.
Pour avoir une idée de la quantité phénoménale de données à traiter, faisons un petit calcul : 3317600 pixels/image multiplié par 30 images/s à deux octets par pixel (un chiffre très conservateur) donne un débit de 1,9 gigaoctets/s ! Soit la taille d'un dvd toutes les trois secondes. Évidemment, il faut s'aider un peu et compresser.
NHK, en partenariat avec Fujitsu, viennent de réaliser une première mondiale : l'encodage et la transmission en temps réel d'un flux vidéo super hivision à 200 mégabits/s (25 mégaoctets/s), à l'aide de la technologie de compression H.264, beaucoup plus efficace que le classique mpeg-2 que l'on retrouve sur les dvds.
L'installation ? Trente-cinq machines, qu'on imagine survitaminées :

Au risque de vous décevoir, ces informations et cette photos ne sont pas confidentielles puisqu'elles sont tirées d'un communiqué de presse officiel, auquel le lecteur maniant la langue du pays du soleil levant pourra se référer s'il souhaite connaître un peu plus de détails sur le système.
Pourquoi je vous parle de ça ? Peut-être tout simplement parce que je ne suis pas étranger à cette réalisation...
Traditionnellement, la télévision affiche une image « standard definition », c'est à dire 720x576, à 25 images/s. Il s'agit donc d'images de 0,4 mégapixels.
Cette résolution est aujourd'hui ringarde, les avancées technologiques et informatiques des dernières années permettant un bien meilleur niveau de détail. La haute définition, au coeur du combat qui oppose le HD-DVD et le BluRay, est de taille 1920x1080, soit 2 mégapixels, une surface cinq fois supérieure à la résolution classique.
La super hivision développée au Japon multiplie cette surface par seize (!), pour atteindre 32 mégapixels, soit 7680x4320 pixels, ce qui représente 80 fois plus de pixels que la résolution classique.
Pour avoir une idée de la quantité phénoménale de données à traiter, faisons un petit calcul : 3317600 pixels/image multiplié par 30 images/s à deux octets par pixel (un chiffre très conservateur) donne un débit de 1,9 gigaoctets/s ! Soit la taille d'un dvd toutes les trois secondes. Évidemment, il faut s'aider un peu et compresser.
NHK, en partenariat avec Fujitsu, viennent de réaliser une première mondiale : l'encodage et la transmission en temps réel d'un flux vidéo super hivision à 200 mégabits/s (25 mégaoctets/s), à l'aide de la technologie de compression H.264, beaucoup plus efficace que le classique mpeg-2 que l'on retrouve sur les dvds.
L'installation ? Trente-cinq machines, qu'on imagine survitaminées :

Au risque de vous décevoir, ces informations et cette photos ne sont pas confidentielles puisqu'elles sont tirées d'un communiqué de presse officiel, auquel le lecteur maniant la langue du pays du soleil levant pourra se référer s'il souhaite connaître un peu plus de détails sur le système.
Pourquoi je vous parle de ça ? Peut-être tout simplement parce que je ne suis pas étranger à cette réalisation...
par Étienne
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Silicium
Reçu de Microsoft aujourd'hui, une invitation à jouer à « trouvez l'intrus » et participer à « l'instant gagnant ».
La règle est bien connue; parmi une liste de mots il faudra trouver l'intrus, le mot qui ne vas pas avec les autres. Ce genre de jeu est un classique des tests d'aptitudes de langue.
Évidemment, Microsoft va se servir de ce petit jeu pour faire de la publicité subliminale et subversive pour l'un de ses produits, en l'occurence Windows Server System. Cependant, il faudrait peut-être y mettre un peu plus de subtilité, histoire d'être moins ridicule :

Oh, que c'est difficile ! Un collègue a proposé de remplacer « banane » par « Windows », ce qui rend tout de suite le jeu un peu plus salé, mais non moins subversif !
La règle est bien connue; parmi une liste de mots il faudra trouver l'intrus, le mot qui ne vas pas avec les autres. Ce genre de jeu est un classique des tests d'aptitudes de langue.
Évidemment, Microsoft va se servir de ce petit jeu pour faire de la publicité subliminale et subversive pour l'un de ses produits, en l'occurence Windows Server System. Cependant, il faudrait peut-être y mettre un peu plus de subtilité, histoire d'être moins ridicule :

Oh, que c'est difficile ! Un collègue a proposé de remplacer « banane » par « Windows », ce qui rend tout de suite le jeu un peu plus salé, mais non moins subversif !
par Étienne
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Silicium

