Il y a six mois déjà on vous avait présenté Le lac des cygnes, un dessin animé de Toei Animation qui nous plaît énormément. Finalement, j'ai retrouvé ce mois-ci, sur les réseaux P2P, une copie d'un autre dessin animé de Toei de la même époque (1977), « Les cygnes sauvages ». La copie est médiocre car il s'agit d'une cassette VHS numérisée et mal encodée mais puisque le film n'est plus disponible et n'a pas été édité en DVD, il faut bien s'en contenter.
« Les cygnes sauvages », c'est une histoire de sorcière et de sortilèges. Pour guérir ses cinq frères d'une terrible malédiction, une petite fille courageuse devra tricoter cinq pulls en laine d'ortie sans prononcer une seule parole pendant cinq ans. Si elle échoue dans sa tentative, ses frères adorés mourront. Elle réussira bien sûr, non sans mal et sans avoir fait preuve d'un courage et d'une abnégation hors du commun.
Les tourtereaux aiment ce film pour sa coloration pastel et pour le tragique de certains passages, comme lorsque la sorcière lui plante une épine (et quelle épine !) dans le pied pour la faire parler ou lorsque le regard de la jeune fille enlace le prince auquel elle ne peut dire son amour (du moins c'est ce que les romantiques comme nous imaginent). Un superbe dessin animé, bien que je préfère Le lac des cygnes. Eh oui, Tchaïkovsky, ce n'est pas mon préféré mais quand même, quelle musique ! Et que dire de la dualité trouble Odile/Odette !
Je m'égare. La même semaine nous avons écouté regardé « Aladin », de Toei mais cette fois nous avons été déçu. Le scénario nous a laissé indifférent et l'animation nous a semblé moins soignée.
Pour terminer, quelques images tirées du dessin animé :
« Les cygnes sauvages », c'est une histoire de sorcière et de sortilèges. Pour guérir ses cinq frères d'une terrible malédiction, une petite fille courageuse devra tricoter cinq pulls en laine d'ortie sans prononcer une seule parole pendant cinq ans. Si elle échoue dans sa tentative, ses frères adorés mourront. Elle réussira bien sûr, non sans mal et sans avoir fait preuve d'un courage et d'une abnégation hors du commun.
Les tourtereaux aiment ce film pour sa coloration pastel et pour le tragique de certains passages, comme lorsque la sorcière lui plante une épine (et quelle épine !) dans le pied pour la faire parler ou lorsque le regard de la jeune fille enlace le prince auquel elle ne peut dire son amour (du moins c'est ce que les romantiques comme nous imaginent). Un superbe dessin animé, bien que je préfère Le lac des cygnes. Eh oui, Tchaïkovsky, ce n'est pas mon préféré mais quand même, quelle musique ! Et que dire de la dualité trouble Odile/Odette !
Je m'égare. La même semaine nous avons écouté regardé « Aladin », de Toei mais cette fois nous avons été déçu. Le scénario nous a laissé indifférent et l'animation nous a semblé moins soignée.
Pour terminer, quelques images tirées du dessin animé :
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par Étienne
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À découvrir
La tourterelle, souhaitant nous offrir un moment d'amour à partager, a déployé de vaillants efforts pour retrouver la référence puis une copie d'un film que nous adorions tous les deux : Le lac des cygnes.
Il s'agit d'un dessin animé de Toei Animation, un studio célèbre chez les 25-35 ans grâce aux Mystérieuses cités d'or ou les aventures de Tao, Esteban, Zia. D'ailleurs nous venons d'acquérir un coffret avec les 39 épisodes pour 12€ seulement.
Mais revenons à notre conte charmant. Le prince Siegfried fait la rencontre de la princesse Odette, qu'un sorcier épris d'elle retient prisonnière et transforme en cygne le jour. Leur amour saura-t-il triompher des machinations de Rothbart (lui c'est le sorcier) et de sa fille maléfique mais ô combien séduisante ?
Les images du film sont romantiques à souhait. Le dessin, où l'ordinateur est absent (1981), est charmant. Les voix sont excellentes et accentuent les caractères des personnages : le prince et la princesse nobles, le sorcier niais, sa fille sournoise, les écureuils intrépides. La musique de Tchaïkovsky, poignante, ajoute à l'émotion et transforme ce dessin animé en un chef-d'oeuvre, tou simplement.
Dommage qu'il ne soit pas disponible en DVD, surtout qu'il est nettement meilleur que The Swan Princess, paru en 1994. Heureusement, des fans ont su préserver ce film pour que les amateurs, comme nous, puissent revoir ces images qui nous faisaient rêver il y a près de 20 ans maintenant...








Il s'agit d'un dessin animé de Toei Animation, un studio célèbre chez les 25-35 ans grâce aux Mystérieuses cités d'or ou les aventures de Tao, Esteban, Zia. D'ailleurs nous venons d'acquérir un coffret avec les 39 épisodes pour 12€ seulement.
Mais revenons à notre conte charmant. Le prince Siegfried fait la rencontre de la princesse Odette, qu'un sorcier épris d'elle retient prisonnière et transforme en cygne le jour. Leur amour saura-t-il triompher des machinations de Rothbart (lui c'est le sorcier) et de sa fille maléfique mais ô combien séduisante ?
Les images du film sont romantiques à souhait. Le dessin, où l'ordinateur est absent (1981), est charmant. Les voix sont excellentes et accentuent les caractères des personnages : le prince et la princesse nobles, le sorcier niais, sa fille sournoise, les écureuils intrépides. La musique de Tchaïkovsky, poignante, ajoute à l'émotion et transforme ce dessin animé en un chef-d'oeuvre, tou simplement.
Dommage qu'il ne soit pas disponible en DVD, surtout qu'il est nettement meilleur que The Swan Princess, paru en 1994. Heureusement, des fans ont su préserver ce film pour que les amateurs, comme nous, puissent revoir ces images qui nous faisaient rêver il y a près de 20 ans maintenant...








par Étienne
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À découvrir
Je me suis récemment acheté un dictionnaire de la civilisation mésopotamienne et je découvre peu à peu que de nombreux traits de nos moeurs, croyances et vie en société prennent racine entre les rives du Tigre et de l'Euphrate, chez les Akkadiens, les Babyloniens, les Assyriens, les Sumériens.
À la fin de la lettre A se trouve l'entrée Atra-Hasîs, un nom qui signifie « le très sage ». Il s'agit en fait d'une cosmogonie (un récit de la création du monde) datant du XVIIème siècle avant Jésus-Christ, recopié durant plusieurs siècles. Près de vingt manuscrits du récit nous seraient parvenus, rédigés en akkadien. En voici un exemplaire, conservé au British Museum :
Ce mythe raconte comment les dieux ont créé les hommes (suite à un « mouvement social spontané » des dieux mineurs obligés de travailler) afin de les remplacer dans leurs tâches de travailleur. Or les hommes, ça se multiplie et ils finissent par agacer les dieux, et plus particulièrement Enlil, l'un des plus puissant. Ce dernier envoie donc au cours des siècles divers fléaux (épidémie, sécheresse, famine) mais Ea, créateur des hommes, informe Atra-Hasîs du danger, ce qui permet à l'homme de réagir et de multiplier les offrandes aux dieux responsables des calamités afin de les faire cesser. Et ça marche !
Enlil sort alors l'artillerie lourde : le déluge. Cette fois, Ea incitera Atra-Hasîs à construire un grand bateau où il pourra s'embarquer avec les siens et tout un tas d'animaux pour survivre au cataclysme. Et heureusement car une fois qu'il n'y a plus d'humain, les dieux sont bien obligés de se remettre à bosser et ça leur plaît moyen... Du coup, lorsque Atra-Hasîs met pied à terre et offre un sacrifice aux dieux, ceux-ci sont ravis de voir qu'il ya un survivant !
Les dieux trouveront un compromis; ils réduiront la durée de vie des hommes, rendront certaines femmes infertiles et « inventeront » la mortalité infantile.
Des versions plus récentes du récit précisent plus clairement la décrue des eaux : le bateau s'échoue sur une haute montagne et Utanapištim (le nom du héros change) envoie des oiseaux afin de déterminer si des zones non-inondées ont émergées des flots. Le troisième oiseau ne reviendra pas, confirmant la fin du déluge.
Ça ne vous rappelle pas quelque chose toute cette histoire de déluge ? N'était-ce pas exactement la même que celle nous avons appris étant petit alors que nous nous familiarisons avec la religion chrétienne ? Cette histoire avait plus de 3500 ans et elle a probablement encore de beaux jours devant elle...
À la fin de la lettre A se trouve l'entrée Atra-Hasîs, un nom qui signifie « le très sage ». Il s'agit en fait d'une cosmogonie (un récit de la création du monde) datant du XVIIème siècle avant Jésus-Christ, recopié durant plusieurs siècles. Près de vingt manuscrits du récit nous seraient parvenus, rédigés en akkadien. En voici un exemplaire, conservé au British Museum :
Ce mythe raconte comment les dieux ont créé les hommes (suite à un « mouvement social spontané » des dieux mineurs obligés de travailler) afin de les remplacer dans leurs tâches de travailleur. Or les hommes, ça se multiplie et ils finissent par agacer les dieux, et plus particulièrement Enlil, l'un des plus puissant. Ce dernier envoie donc au cours des siècles divers fléaux (épidémie, sécheresse, famine) mais Ea, créateur des hommes, informe Atra-Hasîs du danger, ce qui permet à l'homme de réagir et de multiplier les offrandes aux dieux responsables des calamités afin de les faire cesser. Et ça marche !Enlil sort alors l'artillerie lourde : le déluge. Cette fois, Ea incitera Atra-Hasîs à construire un grand bateau où il pourra s'embarquer avec les siens et tout un tas d'animaux pour survivre au cataclysme. Et heureusement car une fois qu'il n'y a plus d'humain, les dieux sont bien obligés de se remettre à bosser et ça leur plaît moyen... Du coup, lorsque Atra-Hasîs met pied à terre et offre un sacrifice aux dieux, ceux-ci sont ravis de voir qu'il ya un survivant !
Les dieux trouveront un compromis; ils réduiront la durée de vie des hommes, rendront certaines femmes infertiles et « inventeront » la mortalité infantile.
Des versions plus récentes du récit précisent plus clairement la décrue des eaux : le bateau s'échoue sur une haute montagne et Utanapištim (le nom du héros change) envoie des oiseaux afin de déterminer si des zones non-inondées ont émergées des flots. Le troisième oiseau ne reviendra pas, confirmant la fin du déluge.
Ça ne vous rappelle pas quelque chose toute cette histoire de déluge ? N'était-ce pas exactement la même que celle nous avons appris étant petit alors que nous nous familiarisons avec la religion chrétienne ? Cette histoire avait plus de 3500 ans et elle a probablement encore de beaux jours devant elle...
Il lâcha aussi la colombe, pour voir si les eaux avaient diminué à la surface de la terre. Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l'arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche. Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l'arche. La colombe revint à lui sur le soir; et voici, une feuille d'olivier arrachée était dans son bec. Noé connut ainsi que les eaux avaient diminué sur la terre. Il attendit encore sept autres jours; et il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui. L'an six cent un, le premier mois, le premier jour du mois, les eaux avaient séché sur la terre.
par Étienne
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À découvrir
Samedi, en se baladant près du jardin des plantes, dans le Vème arrondissement, nous sommes entrés dans un petit restaurant à la vitrine accueillante : le jardin des pâtes.
Au menu, pâtes fraîches préparées par la maison à partir de farines diverses et variées. En fait, la carte propose un plat par type de farine, ce qui fait six ou sept plats différents. Mélanie, dans un élan de classicisme, a choisi les pâtes au froment, préparées avec tomates, mozzarelle, aubergines, etc. tandis que votre chroniqueur a opté pour les pâtes de seigle avec leurs cubes de jambon à l'os, crême fraîche, etc.
Et pour boire ? Une bouteille (1l) de jus de raisin bio à partager. Ce détail décrit (comment dit-on epitomize en français ?) à lui seul la carte : produits bio ou apparentés, sélectionnés pour leurs qualités et propriétés gustatives, tout en sachant éviter le style « grano ».
Simple, bon, abordable, frais, que demander de plus ? Nous y retournerons sûrement pour mieux découvrir cet endroit et vérifier - test ultime - si l'impression est aussi bonne la deuxième fois !
Ah oui, j'oubliais, c'est au 4 rue Lacépède.
Au menu, pâtes fraîches préparées par la maison à partir de farines diverses et variées. En fait, la carte propose un plat par type de farine, ce qui fait six ou sept plats différents. Mélanie, dans un élan de classicisme, a choisi les pâtes au froment, préparées avec tomates, mozzarelle, aubergines, etc. tandis que votre chroniqueur a opté pour les pâtes de seigle avec leurs cubes de jambon à l'os, crême fraîche, etc.
Et pour boire ? Une bouteille (1l) de jus de raisin bio à partager. Ce détail décrit (comment dit-on epitomize en français ?) à lui seul la carte : produits bio ou apparentés, sélectionnés pour leurs qualités et propriétés gustatives, tout en sachant éviter le style « grano ».
Simple, bon, abordable, frais, que demander de plus ? Nous y retournerons sûrement pour mieux découvrir cet endroit et vérifier - test ultime - si l'impression est aussi bonne la deuxième fois !
Ah oui, j'oubliais, c'est au 4 rue Lacépède.
par Étienne
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À découvrir
Une heure vingt minutes de pure émotion.
Mardi, 20h15, devant le Théâtre des Abesses. Comme nous avons croisé le chemin d'une belle gitane de la butte Montmartre, nous sommes à la recherche d'un billet supplémentaire pour le spectacle de 20h30. Quelques instants suffisent pour qu'un groupe de trois personnes ayant un billet en trop nous le cède. Tiens, quelle coïcidence, ils sont assis à côté de nous !
Avec la dizaine de minute de retard de politesse, le spectacle commence. Il s'agit d'un oratorio (1998) de Vicente Pradal sur un poème (1934) de Federico García Lorca mis en scène par Michel Rostain. Nous sommes le 11 août 1934. Un des toreros castillans les plus admirés, Ignacio Sánchez Mejías, mélomane, poète, torero d'exception, est blessé mortellement dans l'arène. L'oratorio, un chant funèbre, se décompose en quatre parties : l'annonce des événements à la femme aimée, son refus, sa douleur puis la résignation.
Dès les premières notes, on est transporté par les tonalités andalouses. La terrible annonce, dramatisée par la structure du poème, les accents de la partition, la mise en scène d'une grande sobriété, laisse muette l'épouse qui dès l'apparation des messagers sent que le malheur s'est invité dans sa vie. Le refus des événements, le refus de la mort seront terribles et j'ai senti la douleur de la perte d'un être aimé, en particulier à la fin de la troisième partie où, dans un silence insoutenable, elle pleure son amant. Juste d'y penser, les larmes me reviennent ! Heureusement, le tout se terminera sur une note d'espoir, le souvenir de l'être aimé.
Si la beauté d'une oeuvre se définit par l'émotion qu'elle suscite, ce llanto est un chef-d'oeuvre impérissable. Le public fut unanime, les applaudissements nourris ne cesseront que lorsque le théâtre ouvrira les lumières de la salle.
Dépêchez-vous, la dernière est ce samedi 11 février !
Mardi, 20h15, devant le Théâtre des Abesses. Comme nous avons croisé le chemin d'une belle gitane de la butte Montmartre, nous sommes à la recherche d'un billet supplémentaire pour le spectacle de 20h30. Quelques instants suffisent pour qu'un groupe de trois personnes ayant un billet en trop nous le cède. Tiens, quelle coïcidence, ils sont assis à côté de nous !
Avec la dizaine de minute de retard de politesse, le spectacle commence. Il s'agit d'un oratorio (1998) de Vicente Pradal sur un poème (1934) de Federico García Lorca mis en scène par Michel Rostain. Nous sommes le 11 août 1934. Un des toreros castillans les plus admirés, Ignacio Sánchez Mejías, mélomane, poète, torero d'exception, est blessé mortellement dans l'arène. L'oratorio, un chant funèbre, se décompose en quatre parties : l'annonce des événements à la femme aimée, son refus, sa douleur puis la résignation.
Dès les premières notes, on est transporté par les tonalités andalouses. La terrible annonce, dramatisée par la structure du poème, les accents de la partition, la mise en scène d'une grande sobriété, laisse muette l'épouse qui dès l'apparation des messagers sent que le malheur s'est invité dans sa vie. Le refus des événements, le refus de la mort seront terribles et j'ai senti la douleur de la perte d'un être aimé, en particulier à la fin de la troisième partie où, dans un silence insoutenable, elle pleure son amant. Juste d'y penser, les larmes me reviennent ! Heureusement, le tout se terminera sur une note d'espoir, le souvenir de l'être aimé.
Si la beauté d'une oeuvre se définit par l'émotion qu'elle suscite, ce llanto est un chef-d'oeuvre impérissable. Le public fut unanime, les applaudissements nourris ne cesseront que lorsque le théâtre ouvrira les lumières de la salle.
Dépêchez-vous, la dernière est ce samedi 11 février !
Yo canto su elegancia con palabras que gimen
y recuerdo une brisa triste por los olivos
y recuerdo une brisa triste por los olivos
par Étienne
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