Chambre d'hôte à Cassis

Publié le par Étienne

Vendredi soir, 19h20. Le TGV à direction de Marseille quitte doucement Paris. À son bord, trois jeunes gens qui souhaitent s'évader le temps de week-end se rendent à Cassis. Une chambre d'hôte nous attend là-bas. À Marseille, nous sautons dans un taxi (en fait il faudra l'attendre une bonne demie-heure, les transports en commun étant en grève dans la capitale phocéenne), qui nous emmène rapidement à Roquefort-la-Bédoule. Là les choses se compliquent. Impossible de trouver la route forestière qui mène au mas.

Heureusement, malgré l'heure tardive, la dame qui nous accueille viendra nous prendre à la Bédoule pour nous mener à bon port. Même si on avait trouvé le chemin, je crois que le taxi n'aurait pas voulu nous y emmener... La route forestière est à peine entretenue et nous sommes secoués de tous côtés dans la petite Clio. Nous nous souhaitons bonne nuit tout en rêvant au soleil promis pour le lendemain.

Le lendemain matin, nous n'avons pas été déçu. Le mas, à flanc de colline, nous offre une vue dégagée de la baie de Cassis, quelques kilomètres plus bas. L'air est rafraîchissant, le soleil réchauffe doucement les pierres et la brise transporte avec elle les odeurs de la garrigue. Sur la terrasse, le petit déjeuner nous attends :

Petit déjeuner à la chambre du mas, à Cassis

D'ailleurs ce mas est magnifique. La pièce principale est à elle seule aussi grande que notre appartement Alpicois ! Le cadre invite au repos et à la détente. Le seul problème, c'est que j'avais sous-estimé la difficulté de s'y rendre à pieds. Heureusement, nous avons pû bénéficier de la générosité de la propriétaire, qui a fait pour nous l'aller-retour au centre de Cassis trois fois durant le week-end.

Le samedi matin, pneu crevé. Nous avons offert notre aide. Tu sais comment changer un pneu, toi ? me demande Mélanie. Si, si, mon père m'a montré lorsque j'avais quinze ans, en prévision de mon permis de conduire... Je m'installe à la tâche mais j'avais oublié le B-A-BA; il faut desserer les écrous avant de lever la voiture... Un autre pensionnaire viendra prendre la relève... Si ça avait été la Star Academy, j'aurais été viré sans pitié !

Parlant de voiture, les chemins sont plutôt amusant à Cassis. Lors de mes cours de code pour l'obtention du permis, je me demandais à quoi pouvait bien servir les questions de priorité lors de situations où deux voitures se font face. Je me disais qu'il suffisait de passer à côté... Eh bien non :

Une route à Cassis

Si, si, c'est une route à double sens ! Et encore, je ne vous parle pas des rues au centre-ville; elles sont tellement étroites qu'il semble impossible à une voiture de tourner aux intersections ! D'ailleurs en pratique il n'y a que des piétons; le soir les restaurants mettent quelques tables au beau milieu de la chaussée.

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Publié dans Évasions

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